10 juillet 2008
Oyez , Oyez , braves gens, amis de loïc Bureau!
Oyez , Oyez , braves gens, amis de
loïc Bureau!
A partir du 29 juillet au 28 aout 2008, suivez les extra-ordinaires
aventures d'un pélerin aux pieds carrés sur http://compostage.canalblog.com
Au programme: du sang!, des larmes! , de la sueur! , de la souffrance !
de l'amour!:
mieux que l'île de la tentation et que Koh Lanta, mieux que les
sentiers de la gloire et que le salaire de la peur:
Suivez les
aventures de Lolo sur le camino francès: 800 kilomètres de suspense:
quand va t'il craquer? Les paris sont ouverts!
A bientôt donc et n'oubliez pas:
bon chemin à tous!
11 juillet 2008
Le voyage commence avant de partir...
Un élément le plus important: le sac à dos
Et oui. ça ne parait rien: beaucoup de marcheurs s'inquiètent de leur capacité à marcher et ils ont raison.
Pourtant, aussi important, c'est le sac et surtout le poids du dit sac.
C'est la raison pour laquelle je conseille toujours avant de partir pour Compostelle de marcher... oui mais avec le sac à dos sur le dos!
Marcher de longues distances sans sac est en effet inutile: cela ne rend pas compte de l'effort nécessaire.
Dans l'ordre, commencez par faire des marches sans sac. Une demi heure, puis une heure, deux heures jusqu'à trois heures si vous voulez!. Mais il faut ensuite passer au sac à dos. Une heure avec sac à dos.
Puis deux heures avec une pause au bout d'une heure etc
Toutes ses petites explications pour introduire l'élément fondamental: le poids du sac.
Faites votre sac comme vous voulez mais ne dépassez pas les 8 kilogrammes. Surtout les dames et demoiselles qu'on voit arriver avec des sacs plus lourds que ceux des hommes. 10, 12 parfois 14 kilos!
Démonstration: mon sac. 8 kilogrammes gourde 1 litre remplie(et c'est bien assez en raison des nombreuses fontaines).
En clair, cela veut dire que vous devez peser votre sac. Voir ce que vous pouvez enlever , etc. Cela veut dire qu'il va falloir laver votre linge tous les 2 à 3 jours pour pouvoir en amener le moins possible, et renoncer au superflu... notion au combien difficile à cerner mais qui devient beaucoup plus compréhensible après 6 heures de marche! Là le superflu commence à devenir plus évident!
27 juillet 2008
St Jean Pied de Port: le début et la fin
27,1 kilomètres. 7 heures de marche
Saint Jean pied de port a la particularité d'être la fin du chemin pour les pèlerins qui finissent l'un des trois principaux chemins de Compostelle en France et le début pour tout ceux qui se lancent dans le "camino francès", c'est à dire le grand raid de 800 kilomètres à travers l'Espagne pour rejoindre Santiago de Compostelle.
Franck a déjà trouvé un copain pèlerin. Pas très bavard mais mieux vaut pas être déconcentré quand on commence à calculer ses premières ampoules ;op
Bon, j'avoue cette photographie date de l'année dernière lors de notre premier compo-stage.
29 juillet 2008
1ere etape: St Jean Pied de Port - Roncesvalles 2008
Partis ce matin de Saint Jean à 6h40 , à l aube. (sur la photo, c'est pas moi, c'est Franck qui se prend pour un commando parachutiste!)
Le temps était couvert mais pas froid pour l'heure. 17 degrés. Le problème c est que le temps ne s'améliorera pas de la matinée: un peu froid donc surtout avec la sueur et le vent.
Surprise , nous sommes montés d une seule traite à Orisson en même pas deux heures! A ce moment là, pas de traces de fatigue notable: pour moi, genoux biens. Franck traine un peu, c est rare dans les débuts d étape:
Pause café donc bien agréable dans le refuge auberge. Accueil froid par un monsieur âgé , qui contraste avec l'accueil de l'année dernière quand nous avions fait juste deux étapes. Je talque mes pieds pendant que franck envoie son énième coup de fil a sa femme ;o) il mange d ailleurs deux sandwichs, calcul qui va s'avérer payant car pour le reste de l'étape , c est plutôt lui qui va me trainer. En chemin, des volontaires religieux nous distribue un livret de prière.
Au fur et a mesure de l'étape, je commence a avoir mal aux genoux, mal qui ne s'arrêtera qu'à l'arrivée tandis que ce n est qu'à l'arrêt que Franck commencera a se plaindre du dos. Eh oui, les discussions de pélerins, c'est vraiment des discussions de petits vieux ;o)
Magnifique étape au niveau paysage. Sur la photo, moutons dans la brume!
Arrivée à Roncesvasles, grand bonheur: fin de l'étape et il fait beau: grande surprise, il est 13h15! On ne pensait pas arriver avant 16 heures!
Résultat: on a les lits 11 et 12 au monastère!
Beau dortoir collectif dans une ancienne chapelle, près de 100 lits, des sanitaires modernes, un coin repas froid (pas une réelle cuisine: mieux vaut se payer son premier restaurant: la truite est très bonne dans le menu du pèlerin proposé par les restaurants). Le soir, fermeture de la chapelle à 22 heures et musique douce (dite musique des anges) pour être frais au réveil collectif de 6 heures le lendemain!
Par ailleurs , rencontre très sympa avec une québequoise de 23 ans, Émilie, planteuse d arbres de son état. (photo) On a appris que faire un numéro 2, cela voulait dire aller faire une grosse commission: le numéro 1 c est la petite!
Bon je coupe j ai plus que 4 minutes (ps: il y a des connexions internet avec monnayeur un peu partout. C'est vrai d'ailleurs pour tout le chemin. On peut donc tenir un blog même loin de chez soi: la preuve! )
Loïc
30 juillet 2008
2 Roncesvalles- Larrasoana 25 kms
Une première remarque d abord: c'est en fait un peu plus de 26 kms qu' il faut parcourir pour arriver à Larrasaona.
Comme prévu, réveil pour tous les pèlerins de Roncevaux a 6 heures et tout le monde devait quitter les lieux avant 8 heures.
Pas de problème pour nous vu qu'on est parti a 6h30!
Au delà du gîte , très beau dans une vieille chapelle, nous gardons un souvenir un peu ému de la bénédiction dans l'eglise de la real collegiata. Détail cocasse, au moment de la communion le prêtre précise en français (sic) que seuls les catholiques ont le droit de communier et au en revanche , tous les pèlerins ensemble pourront a la fin de la misa être bénis en venant en groupe à l'autel. La misa a duré 25 minutes top chrono, selon le rite espagnol :o)
Au départ, beaucoup de mal a trouver un rythme. La fatigue de la veille ne passe pas. et début de tendinite aux genoux: Voltarene et Flector veillez sur moi!
Des rencontres sympas: Céline, photographe reporter sur des sujets sociaux qui a une formidable infirmerie très bio. Elle me conseille l'harpagophytum contre les maux de cou et les tendinites: ce serait miraculeux mais je demande qu'à y croire: à acheter à Pamploña. Pas de résultats notables sur mes genoux si ce n'est que je vais devenir pharmacien ambulant si ça continue!
Les efforts accumules se payent compte tenu que ces deux premières étapes sont dures par rapport pour un début.
Partis a 6h30, nous ne sommes arrives au gite vers 3 heures après trois dernières heures de marche sous la grosse chaleur : 30 degrés à l'ombre.
En ce qui me concerne , je ne vais pas m'en plaindre après ce que j ai écrit hier sur le temps!
A noter un truc marrant: céline nous a photographié dans un endroit
glauque et improbable du chemin , avec nos deux tee shirts jaune fluo
kalenji. Effet garanti! j attends avec impatience le résultat! (Céline,
si tu me lis, n'oublie pas tes promesses ;o)
Cf photo, prise l'année suivante quand j'ai reconnu le lieu par hasard!
31 juillet 2008
3 Larrasoana- Pamploma
Marche de 6h15 a 11h
Arrêt dans la banlieue de Pamploma pour la pharmacie et les fruits. A noter qu'on ne trouve pas grand chose dans les pharmacies espagnoles: pas de magnésium ici!
Finalement , on décide de faire une étape courte et on s'arrête à la superbe auberge Paderborn à l entrée de Pamploma. Chambres de 4 (le luxe!) que je partage avec les amis: Franck, Céline la photographe végétarienne , et Louise.
Pamploma: jolie ville avec une statue commémorative de sa célèbre fiesta de los toros (photo) son arène, la citadelle avec sa superbe porte francque abaissée et levée chaque jour et enfin la cathédrale et son cloitre (dommage: pas de prix pèlerin pour le musée de la cathédrale) superbe.
Dans la cathédrale, beau retable expliqué pendant la cérémonie de bénédiction des pèlerins à 19h05 (les portes sont ouvertes au dernier moment) et bien sur très belle vierge au dessus de l'autel principal , sanctuaire avec des grilles ouvertes aux pèlerins pendant la bénédiction.
A part cela, Christine (photo avec franck), notre amie provençale rencontrée déjà auparavant, m'explique que les grands chardons de plusieurs mètres que l'on peut voir sont surnommés le cabaret des oiseaux car leurs feuilles retiennent eau et petits insectes: Elle me montre aussi une plante des bords de ruisseaux qui peut remplacer le savon pour nettoyer le linge en cas d urgence! le Saponaire. Mais on en est pas encore la...!
Franck donne un de ses bâtons de marche à kayoko, une jeune japonaise a la dérive : elle traine très fortement la patte: tendinite genou gauche. Mais elle est courageuse: elle continue et avance d'étape en étape, petit escargot sur le camino. Je ne le sais pas alors, mais elle arrivera tout de même à Compostelle 25 jours plus tard!
Le soir repas au club de natation: encore un excellent ragout.
01 août 2008
4 (Pamploma) Cizur Menor- Puenta la Reina
En fait, Pa
mploma - Puenta la Reina vu qu'on s'est arrêté plus tôt hier.
Cizur Menor, c'est en fait la sortie de la ville. D'après de nombreux pélerins, magnifique gîte avec un superbe tampon (sello) de l'ordre de Malte. Franck râle un peu mais je ne regrette pas d'avoir un peu plus profité de Pamploma.
Étape avalée presque facilement: promenade agréable entre les champs. La cheville gauche soignée au baume du tigre et au voltarène se maintient: il faut dire que l'étape est beaucoup plus plane.
La montée vers alto del pedron est froide et venteuse mais quelle belle vue une fois en haut dans le champs d'éoliennes. Constatation surprise: ceux qui disent que les éoliennes font du bruit disent n'importe quoi: pas un bruit à moins de 50 mètres!! d'ailleurs , j ai fait un petit film sur mon portable pour le prouver!
En attendant, photo du champs d'éoliennes.
En haut, on rencontre deux jumelles espagnoles adorablement gentilles et on fait une photo sympa devant les célèbres pèlerins en métal.
Un espagnol sympa a aussi installé un camion en haut et vend boissons chaudes et bocadillos. Pratique et bienvenue: quel vent tout de même!
Descente de l'alto à la façon des incas (méthode brevetée de Céline!): en sautant de pierre en pierre: et ça marche: descente en un temps record et pas de mal aux tendons!
A Utergo, halte dans un bar super agréable: délicieux bocadillos de bacon con pimientos.
A Puenta la Reina enfin, installation a l auberge des pères réparateurs ( ils vont avoir du boulot!) prés de l'église du crucifix. petite chambre de 6 avec scout toujours et la japonaise. On retrouve aussi Christine.
Photo: Kayoko, notre petit escargot endurant (designeuse dans la mode de son état civil).
On tente de se faire à manger dans la cuisine du refuge mais compte tenu du monde, il faut attendre longtemps pour accéder aux fourneaux! Il va falloir s'organiser mieux et manger vers 18h30 pour éviter le rush! Ou bien se débrouiller aussi bien que lucienne notre régisseuse de théâtre qui après avoir soulèvé tous les couverts de gamelles, accélère les feux (le système de la plaque à induction était un peu compliqué!) ou expulse les gamelles de nouilles ou de riz déjà cuits (les coréens n'en reviennent encore pas!).
02 août 2008
5eme etape: Puenta la reina- Estella- Villamayor de Montjardin
Théoriquement 22,4 kilomètres, 5h15 de marche
En fait Puenta la reina- Estella- Villamayor de Montjardin: une étape de 30 kilomètres pas trop prévue.
Le problème , c est le calendrier que l'on s'impose. Par exemple, Franck doit être à Logrono pour prendre le train dans deux jours: il nous faut donc allonger des étapes pour arriver à point nommé.
Conséquence, difficile de diminuer la cadence pour ma cheville: on file jusqu'à Estella ( malgré la fiesta de toros prévue le jour même) jusqu'au camping d'Irache .
L'adresse du camping d'Irache s'avère une mauvaise adresse (on ne prend des pèlerins que quand le camping est vide! une adresse qui devrait être supprimée de tout guide sérieux!) et nous voilà obligés de prolonger jusqu'à Villamayor de Montjardin soit 6 kilomètres de plus en montée (Villamayor étant en haut d un petit pic, prés de 400 metres plus haut, cf photo).
Je monte la côte comme un bœuf , pressé d'en finir et inquiet pour le couchage: inquiétude idiote mais pas facile de désapprendre les peurs.
Un jeune américain marrant qui fait le chemin avec un énorme crucifix à la main me fait la course. Il gagne! Je suis définitivement trop vieux!
A l'arrivée, bel accueil chrétien, 30 matelas dans un garage prés de l'église san Andreas. Presque vide!! Impression d'être un nul et cheville morte!
Trois petites consolations:
Un petit coup a la fontaine à vin d'Irache (nul!) , vinasse aigre et lieu surcôté au niveau célébrité mais bon, nous aussi, on cède a la photo souvenir.
Une discussion très agréable à l'auberge avec notre hôte et un pèlerin italien qui voyage avec un pantalon qui ressemble a un pyjama et un tee shirt templier: en fait, c'est lui qui les fait dans sa petite société. Roberto c'est son nom. Il dirige depuis un refuge en Italie du côté d'Arrezo.
L'accueil de notre hôte allemand à Villamayor est vraiment formidable. Bénédiction toute simple à l'église des pèlerins en face du garage où nous logeons (matelas sur le sol mais de bonne qualité) et adorable petit déjeuner le lendemain avec des biscottes!, du miel! du thé , du café etc! On s'enthousiasme pour ce qu'on n'en a pas connu depuis une semaine : impression d'être vraiment un enfant des pays riches, gâtés- pourris, habitués à un confort rare. Mais, le monde tournerait mieux si tous, hommes du nord économique, prenions conscience de notre richesse matérielle (qui va aussi avec notre pauvreté spirituelle). Bon, j'ai ADORE des biscottes au beurre! :o)
Jolie fontaine (fuente de los moros) à l'entrée de Villamayor et jolie vue le soir au soleil couchant.
Villamayor, c'est l'occasion à ne pas rater de se faire un souper pique nique avec un paysage rare. Je suis fan!
03 août 2008
6eme etape: Villamayor de Montjardin - Torres- Viana
En fait Villamayor de Montjardin - Torres- Viana
Encore une étape de 30 kilomètres.
Avant de commencer un chemin, les futurs pélerins s'imaginent que les marches sont l'occasion de grandes pensées, de grands moments de philosophie , de spiritualité ou de foi. Ou les trois.
La réalité est plus terre à terre. A quoi pense le pèlerin? d'abord à son corps qui le ramène à sa dure réalité de sédentaire mal foutu. Il pense aussi à la fin de l'étape, avec espoir et aussi crainte car s'il arrive trop tard, il risque d'avoir des difficultés à trouver de la place dans un gite (crainte en réalité inutile en Espagne car il y a toujours une solution).
Aussi , si parfois en lisant mon blog, vous vous dites que ce pélerin est bien terre à terre, s'il vous plait, ayez un peu d'indulgence :o)
Faire le camino francès permet de mieux comprendre Aymery Picaud le moine parthenaisien grâce à qui l'itinéraire du chemin est resté connu au delà du moyen âge. En effet, en dehors des lieux des reliques des saints, celui ci semble obnubilé par sa survie simple avant tout: les lieux où il pourra manger, boire, dormir, sans risquer d'être attaqué, où il pourra trouver un passeur etc. Il est vrai qu'à cette époque, le camino est une expérience dangereuse en raison des bandits.
Mais revenons à notre étape...
L'objectif des dernières étapes était de pouvoir rejoindre le lendemain matin de bonne heure Logrono. Objectif dérisoire puisqu'au final , j'aggrave ma tendinite. Bel exemple d'ânerie à ne pas faire: ne jamais forcer!
Telles sont les tables de la Loi du chemin: ne jamais se fixer des objectifs par avance, pas de calendrier, prévoir large en étapes et non le contraire, se retenir de prolonger des étapes quand on est en forme , les réduire quand on est mal, etc!
Fini les grappes de petits escargots blancs sur le fenouil dans la rosée du matin (photo) , c'est une étape pénible surtout à partir de Torres del rio à laquelle on va avoir droit.
Terre rouge et bouillante, paysages râpés et stériles, petits chemins très caillouteux montants et descendants, chaleur de plomb ( 32 degrés a l ombre), ni nuage, ni ombre, ni fontaine: le calvaire du pèlerin!
Loin de mes compagnons qui marchent trop vite pour moi, je coupe finalement par la route nationale à lacets qui suit le chemin après avoir demande conseil a un cycliste.
J'ai l'impression de marcher sur de la lave tellement les semelles chauffent sur le bitume! Parfois, l'essence d une pinède grillée par le soleil me fait lever la tête de la ligne blanche de bordure de route ( presque aucune voiture).
Arrivée à Viana, gite avec des lits à trois niveaux: je demande a la patronne le lit du bas, tendinite oblige, tandis Franck et Christine investissent les deux autres matelas.
Repas sympa dans la cuisine de l'auberge mais ma cheville gauche ne répond plus
04 août 2008
7eme etape: Viana Logrono: rien ne sert de courir...
Viana-Logrono: 10 kilomètres. Rien ne sert de courir...
Etape courte. Beaucoup gambergé dans la soirée d'hier soir et ce matin. Bon , je me laisse une chance de guérison avant d aviser de la situation à Burgos.
C'est cela aussi le camino. Se demander ce qu'on fait là et, devant la difficulté, la tentation de s'arrêter et de rentrer chez soi. Chemin de terre, oui mais aussi chemin de pierre ou de bitume, et aussi chemin de croix!
Joli centre ville que celui de Logrono où un médecin me prescrit de l'ibuprofene. Sur le moment, ça me parait un peu léger mais il est dosé à 600mg (!!) et on peut même l'acheter sans ordonnance: 40 cachets pour 2,50 E +2,5 E de protecteur gastrique, le meilleur investissement de tout ce chemin!
Accueil chrétien et donativo prés de l'église Santiago. Advienne que pourra! En fait, j'apprendrais plus tard que c'est un hébergement destiné aux vieux et aux abîmés!
Le soir, de l'hébergement chrétien ( bénédicité, repas collectif , salade et
pâtes), on nous fait passer vers un passage secret dans l' église pour
une bénédiction et une prière organisée par deux séminaristes sud
américains.
Journée étrange car je retrouve finalement Lucienne, toute de robe blanche vêtue, en rentrant du cybercafé. Pendant que je l'accompagne à l'office du soir, elle me raconte combien elle est (elle aussi!) dans le doute. En fait, elle avait été à la gare pour partir mais les informations obtenues étaient tellement contradictoires (pas facile pour une alsacienne ne parlant pas un mot d'espagnol!) qu'elle s'est demandée si ce n'était pas le signe qu'il fallait qu'elle s accroche.
Comme je lui dis que je continue finalement, elle décide finalement elle aussi de continuer le lendemain! Mais je ne la verrais plus par la suite. C'est cela aussi le chemin.
Encore curieux, je me fais "agresser" par ce que je prend alors pour un fou avec un sac plastique ensanglanté à la main mais qui finalement se révèle être un drogué (le sac était rempli de colle industrielle).Il se calme curieusement quand je lui prend la main (complète impro!) et il me laisse alors tranquille. J'en suis quite pour une sérieuse montée d'adrénaline!







